L’histoire

Une histoire de famille sous le soleil de Provence

L’histoire du Mas du Perussier est une histoire de terre, d’eau et de transmission familiale, intimement liée à la vie rurale provençale.

Un premier bâtiment, situé plus près de l’actuelle route RD182, figure sur la carte d’état-major de 1820. Le domaine appartenait à la famille Girard vers 1835. Il est ensuite entré dans notre famille Turcan par la dot d’une jeune femme de la famille de Philippe de Girard, natif de Lourmarin et inventeur de la machine à filer le lin, lors de son mariage avec un Turcan. Depuis, il s’est transmis de génération en génération.

Au temps de son activité agricole, la ferme abritait des chevaux, des cochons et des lapins. Elle possédait également une magnanerie consacrée à l’élevage du ver à soie. Les mûriers du domaine fournissaient les feuilles nécessaires à leur alimentation. Cultures, animaux et saisons rythmaient alors le quotidien sous le soleil de Provence.

L’eau occupait une place essentielle dans cette vie quotidienne. Une « mine d’eau », galerie souterraine alimentant autrefois chaque ferme en eau propre, desservait notamment le lavoir situé à l’est de la parcelle. Après son passage dans le lavoir, l’eau était utilisée pour irriguer les champs, avant de rejoindre un petit « riau », un ruisseau situé au-delà des vignes, à l’ouest. Ce parcours témoigne d’une attention ancienne à cette ressource précieuse en Provence.

Le lavoir a malheureusement été détruit en 1999, faisant disparaître un témoin de la vie quotidienne d’autrefois. Au début des années 2000, notre famille a entrepris d’importants travaux de restauration pour transformer l’ancienne ferme en un Mas provençal de charme. En 2002, une exploration de la mine d’eau a confirmé la présence d’un ancien puits à l’emplacement des grands pins actuels. Les mûriers ont, quant à eux, été remplacés en 2005, perpétuant dans le paysage le souvenir de la magnanerie.

Aujourd’hui, nous avons à cœur de faire vivre cet héritage et de le partager avec vous. Prendre le temps d’observer le jardin, découvrir l’histoire de l’eau, rencontrer les producteurs des environs ou savourer la lumière d’une fin de journée : autant de façons de découvrir notre Provence à votre rythme.

Le Mas du Perussier reste un lieu de famille, où l’accueil des voyageurs prolonge l’histoire de ceux qui l’ont habité, cultivé et transmis. Une invitation à ralentir, à profiter du soleil provençal et à goûter les plaisirs simples d’un lieu chargé de mémoire.

La mine d'eau : un site du patrimoine culturel, une énigme à découvrir.

Caché aux yeux du public, le Mas du Perussier abrite un précieux vestige de son histoire : un aqueduc souterrain qui alimentait autrefois les maisons en eau. Circulant sous terre, l'eau est protégée de l'évaporation et des poussières charriées par le mistral. Un ingénieux système pour préserver cette ressource sous le soleil provençal.

Depuis la route, notre aqueduc alimentait jadis deux puits, abrités par des borie (cabanes en pierres sèches) près des fermes. Le puits encore visible aujourd'hui porte une mystérieuse inscription sur son toit : « PEPE ESPARA », dont la signification demeure un mystère.

L'aqueduc existe toujours. Il coule sous le grand figuier, alimente le puits situé en face de la maison principale, puis poursuit son cours sous la cuisine de La Piscine et sous le bassin.

Un escalier mène à l'ancienne martelière, un robinet qui servait à réguler le débit d'eau vers le lavoir. On y trouve l'inscription « 1932 AE », un autre indice sur l'histoire de cet ouvrage. Cet escalier mène désormais au local technique de la piscine.

La mine est reliée à un canal souterrain plus important, situé à une dizaine de mètres sous la route RD182. Longtemps, on a attribué cette eau aux ruisseaux de l'Ermitage et de la Vabre. Actuellement, son origine est réexaminée dans le cadre d'une étude de l'ensemble du réseau. Les recherches en cours suggèrent un système local spécifique à la région, bien que cette hypothèse reste à confirmer.

D'où vient cette eau et où s'écoule-t-elle ? Le mystère demeure, mais nous nous efforçons de le percer. En combinant observations de terrain, documents d'archives et témoignages, nous tentons de retracer le parcours de ce patrimoine souterrain.

Cette recherche témoigne de notre attachement à ce lieu et de notre désir de le partager. Prendre le temps de contempler le puits, d’écouter l’histoire de l’eau et de découvrir les savoir-faire d’autrefois, c’est aussi s’immerger dans une Provence plus paisible, loin de l’agitation du quotidien.

Le Perussier, l’arbre qui a donné son nom au Mas

Le Mas du Perussier doit son nom à un poirier sauvage de Provence, le pérussier (Pyrus amygdaliformis), dont un exemplaire centenaire veille encore sur la propriété. Face à la cuisine d’été, il surplombe le terrain de boules et accompagne les moments de détente sous le soleil provençal.

Résistant à la chaleur comme au froid, jusqu’à −12 °C et parfois au-delà, cet arbre est adapté aux contrastes de notre climat. Il est utilisé comme porte-greffe pour des variétés de poires traditionnelles, notamment les poires de Saint-Jean et les poires Perles, dites « Cremisinos ».

Autrefois, ses petits fruits entraient dans la composition d’un alcool local à base de figues et servaient également à nourrir les cochons et les volailles.

Cet arbre fait partie de la mémoire vivante du domaine. Prendre le temps de l’observer, c’est découvrir l’origine du nom de notre maison et un lien discret entre la nature, les usages d’autrefois et l’histoire familiale.

Les amandiers : un héritage à faire refleurir

Vers 1980, près de 160 amandiers ont été plantés sur le domaine. Leurs amandes étaient destinées à la confection des célèbres nougats de Montélimar et calissons d’Aix-en-Provence, inscrivant le verger dans la tradition gourmande de notre région.

Aujourd’hui, ces arbres vieillissent et disparaissent malheureusement les uns après les autres. Leur floraison reste un moment précieux, lorsque les fleurs illuminent le domaine et annoncent le retour des beaux jours.

Une étude est en cours pour préparer le renouvellement du verger, avec un chantier prévu en 2027. Pistachiers, amandiers ou oliviers : nous réfléchissons aux essences et aux variétés les mieux adaptées au terrain et aux conditions climatiques.

Notre cœur penche pour des variétés d’amandiers plus résistantes, afin de préserver l’identité du domaine et le spectacle de leur floraison. Le choix reste à confirmer au fil de l’étude.

Ce projet prolonge notre histoire : prendre soin du paysage, accompagner son évolution et transmettre un verger vivant aux générations suivantes.

La rénovation des années 2000

En 1999, nous entreprenons d’importants travaux de rénovation et de réhabilitation pour redonner vie à cette demeure familiale, tout en préservant son caractère provençal. Au fil des années, nous continuons à prendre soin de ce patrimoine transmis de génération en génération, avec le plaisir de vous y accueillir.

Aujourd’hui, nous vous invitons à ralentir, à savourer les plaisirs simples de la campagne et à découvrir le Luberon à votre rythme. Contactez-nous pour en savoir plus sur l’histoire du Mas du Perussier et préparer votre séjour dans nos locations de tourisme proches de Lourmarin.

La nature du Luberon, à découvrir pas à pas

Au Mas du Perussier, les parfums et les sons du Luberon invitent à ralentir et à observer la nature. Le chant des cigales en été, les grillons à la tombée du jour et le bourdonnement des abeilles accompagnent vos séjours dans nos maisons de vacances et chambres d’hôtes de charme.

Au fil d’une promenade sur la propriété de 1,2 hectare, découvrez les oliviers, les amandiers, les lavandes, les pins et les cyprès. En prenant le temps de regarder, vous pourrez aussi apercevoir un phasme, une mante religieuse ou une couleuvre. D’autres animaux, comme les sangliers et les rapaces du Luberon, fréquentent les environs : leur observation reste une rencontre discrète et imprévisible.

Un recensement de la flore a été réalisé en 2026, première étape vers la création prochaine d’un parcours botanique. Il permettra de découvrir les plantes du domaine, leurs particularités et leur place dans le paysage provençal.

Un recensement de la faune est prévu en 2027 pour mieux connaître les espèces qui vivent sur la propriété ou la traversent, et guider nos actions en faveur de la biodiversité.

Écouter, observer, laisser une place au vivant : nous souhaitons partager avec vous une découverte attentive de la Provence, au rythme des saisons et dans le respect de ses habitants sauvages.